Virée à Etretat

Samedi 5 juillet 2008, 7h du matin, nous voici tous réunis sur le parking de la gare de Jambes. Le ciel est chagrin, mais la bonne humeur est au rendez-vous. Départ de notre convoi, direction la Seine Maritime et la vallée du Dun.

Après quelques heures de route, entre nuages et pluie, nous voici au rendez-vous, sortie 11 de l’A29. De là, nous partons conquérir le « Festival du Lin » (d’autres en leur temps sont partis pour « la route de la soie »). A partir de là, le soleil nous accompagnera tout le reste de la journée.

Première étape ; Fontaine le Dun, dans le gymnase, le marché du lin où 60 exposants, créateurs et boutiques nous attendent. Nous achetons quelques toiles de lin, bien sûr, kits et autres accessoires pour des ouvrages futurs pendant que les maris savourent une bolée de cidre.

Deuxième étape à 1,4 km ; Saint Pierre le Viger, dans l’église, «  un jardin passionnément », concours de Patchwork. De magnifiques et surprenants ouvrages de styles parfois très différents sont offerts au regard.

Ensuite par sauts de puces nous voici, pour d’autres expositions, à la Gaillarde, Saint-Pierre le Vieux, Le Bourg Dun. A Saint-Aubin sur mer, nous nous attardons un peu plus car c’est une exposition de Broderie au point compté, intitulée « Bonheur de Brodeuses » qui nous attend. Ce fut pour chacune un vrai bonheur.

Nos yeux émerveillés tournaient dans leurs orbites, ils ne savaient où regarder.

Dernière étape ; Sotteville sur mer, où la Belgique était le pays invité, avec le musée National de Courtrai, Libeco (tisseur, lin de maison…). Nous avons également découvert les impressionnantes machines agricoles utilisées pour la récolte du lin.

Enfin, il est temps de prendre la route bordée de champs de lin pour Etretat, pittoresque station balnéaire. Après un bon repas et une soirée entre amis, nous voilà tous bien fatigués et prêts à rejoindre nos « quartiers ».

Dimanche 6 juillet, journée libre à Etretat ; les brodeuses commencent par dévaliser la mercerie « à l’aiguille d’Etretat ». Ensuite nous sommes partis admirer les plages, les goélands, les falaises, la mer couleur émeraude… Un groupe montera à la falaise d’Aval pour admirer l’aiguille haute de 70 m. L’autre groupe grimpera sur la falaise d’Amont jusqu’à la Chapelle de la garde. Il y a beaucoup de vent sur les falaises.

Rendez-vous est donné pour le dîner. Nous savourons les incontournables galettes (crêpes) salées et sucrées.

Nous profitons encore d’une petite ballade digestive dans les rues d’Etretat et son typique marché couvert. Voilà déjà la fin de cet agréable week-end entre amis.

16h30, tout le monde reprend sa voiture, direction notre port d’attache en Belgique.

Carine Pille

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Un week-end en Bourgogne

C’est le samedi 30 septembre 2006 que nos voitures se sont données rendez-vous à 7 heures précises pour le départ vers la Bourgogne.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA Après un voyage sans encombre, le rassemblement fut laborieux. Quel Chevigny choisir ?

La D108k restait introuvable ! Après beaucoup d’errance, un deuxième regroupement fut fixé devant les hospices de Beaune. La découverte de l’Hôtel-Dieu permit à chacun de retrouver ses esprits ! Malheureusement, c’est sous une pluie diluvienne que la suite de l’après-midi s’est déroulée. Programme au choix: découverte de caves, visite de la ville et d’un magasin de broderies (incontournable pour des passionnées de petites croix)

Après un nouveau regroupement compliqué, les participants dégoulinants ont cheminé par la route des Grands Crus vers l’hôtel où un souper bien mérité nous attendait ; une soirée pleine de bonne humeur !

Le lendemain dimanche, en route vers Dijon . Les maris ont choisis une balade en ville et les brodeuses sont allées à la découverte de la superbe exposition du club « points de croix bourguignon » , manifestation organisée dans l’orangerie des jardins de l’Arquebuse, magnifique parc fleuri.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nous avons été émerveillées par la profusion de toiles, de cadres, de coussins, d’enveloppes brodées, de sacs, de tabliers, de bannières… Les 57 sympathiques brodeuses du club nous ont accueilli chaleureusement. Nous n’avons pas vu le temps passer.

L’après-midi, « le Parcours de la chouette » (signalé par des chouettes en cuivre sur le sol), nous a permis de découvrir la vieille ville de Dijon. Ville d’art, ses nombreuses façades en pierres de taille ou encore les maisons à pans de bois nous ont enchantées

Mais déjà 18 heures et le temps du retour vers la Belgique.

Quel memorable week-end !

Anne Kirch

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Trucs et Astuces

  • Coupez le tissu en laissant une marge de 2,5cm par rapport à la taille de l’ouvrage, voire plus si vous désirez le fixer sur un tambour.
  • Faufilez ou fixez les bords ^pour éviter qu’ils ne s’effilochent.
  • Réalisez toujours un échantillon pour bien choisir vos fils et vos aiguilles.
  • Tracez les lignes médianes et les laissez en place jusqu’à la fin du travail.
  • Prenez des aiguillées ne faisant pas plus de 45cm et ne jamais commencer par un nœud, ;pliez votre aiguillée en deux, passez les extrémités dans le chat de l’aiguille et à l’envers passez dans la boucle.
  • Commencez au centre pour ne pas vous tromper en comptant les fils.
  • Finissez un type de point avant de commencer un autre.
  • Faites d’abord les points de croix avant d’ajouter les détails et les bordures réalisés en d’autres points ou avec des fils plus fins.
  • Veillez à ce que toutes vos croix soit dans le même sens.
  • Une fois l’ouvrage terminé, utilisez un récipient assez grand pour laver la broderie à plat. Faites couler de l’eau tiède et versez un peu de savon doux ou un shampoing spécial mais jamais de détergent. Rincez plusieurs fois. Posez la broderie sur une serviette éponge pour absorber l’eau.
  • Repassez-la légèrement humide en posant l’ouvrage côté endroit sur une serviette de toilette pour ne pas écrasez les points.
  • Les broderies peuvent être encadrées avec ou sans verre. Le cadre doit être profond pour que le verre ne touche pas l’ouvrage. Le carton de montage ne doit pas avoir été traité à l’acide. Le cadre doit être étanche pour éviter la condensation.

Histoire du Boutis

Deux pièces de coton ou de soie superposées cousues à la main par un point avant en suivant le tracé de motifs qui sont ensuite rembourrés avec de la mèche de coton pour donner un ouvrage complètement réversible, tels est le secret du boutis.

Tout a commencé avec le matelassage, technique connue dés l’antiquité sur tous les continents.

Les pièces les plus anciennes ont été découvertes au XIVème siècle. (1395 pour le plus ancien trouvé à ce jour qui illustre l’histoire de Tristan et Yseult).

Traditionnellement fabriqué en Provence, le boutis a des racines siciliennes.

On peut retracer sa naissance vers 1470/1480 avec l’arrivée à Marseille des cargaisons de coton et autres produits d’Orients dans les bateaux de la compagnie des Indes. Le succès de ces étoffes est tel qu’elles circulent dans toute la Provence. Les femmes séduites par la légèreté de cette nouvelle fibre et les motifs colorés ne veulent plus de tissus lourds.

Les riches négociants marseillais, voulant élargir le savoir faire de leurs ateliers textiles recrutent alors des talentueuses brodeuses siciliennes.

C’est au XVIIème siècle que le boutis prend tout son essor. Grâce à leur imagination et à partir de ces tissus blancs, ces dames ont su créer une nouvelle façon de broder. C’est ainsi qu’est né le boutis ou broderie de Marseille.

En 1680 les ateliers occupent près de 6.000 femmes pour une production de 40 à 50.000 pièces de toiles par an. L’essentiel de la production part alors pour l’Angleterre, les Pays-Bas, le Portugal et l’Espagne.

Les ouvrières provençales créèrent un véritable art avec tout un langage symbolique. Le cœur y représente l’amour, l’ananas signifie l’hospitalité, la fleur, la beauté.

Au XVIIIème, le succès de ces étoffes est tel que les drapiers de Lyon prennent ombrage de cette concurrence. C’est alors que la fabrication et l’exportation des boutis sont frappées d’interdiction royale, ce qui entraîne la disparition des ateliers. Les provençales continuèrent cependant à réaliser des boutis pour leur usage personnel permettant à la technique de survivre.

Elles confectionnent des couvre-pieds pour le lit, des vêtements tels que brassières, jupons…

Chaque jeune fille réalise pour son trousseau l’incontournable jupon en boutis où sont brodés tous les bonheurs attendus. Pour le nouveau né, l’objet incontournable est le « petassoun », pièce carrée qui protégeait les vêtements de la personne qui portait l’enfant.

L’industrialisation, puis l’affaiblissement de la production textile méridionale mis fin à la pratique de cet art qui se réalisait à la main.

Le boutis reprend vie depuis quelques années. pour nous laisser découvrir de merveilleux ouvrages finement travaillés et dont la transparence et le relief ne cesse de nous étonner.

Dans le langage provençal « boutis » désigne l’aiguille à bout rond grâce à laquelle on introduit le coton dans les motifs. Par extension cela désigne l’ouvrage réalisé par la brodeuse avec cet outil.

Kaléidoscope – Expo 2012

scan-6.jpgLe Samedi 20 et le dimanche 21 octobre 2012 , à l’occasion de leur 10ème anniversaire, le club de broderie « Jambes à Points Comptés », section de l’ASBL « Les Jambiens », organisait une exposition de broderies intitulée « Kaléidoscope », à l’Abbaye de Floreffe.

Cette exposition accueillait en invitée d’honneur, l’artiste française Françoise Marchadier, bien franoise_marchadierconnue des amateurs de points de croix.

Passionnante et imaginative, Françoise MARCHADIER , artiste française, développe une œuvre très personnelle et livre un travail évolutif de grande beauté. Tableau, tissus, vêtements anciens en sont les supports. Elle brode sans dessin préalable, suit sa propre inspiration et réalise ses modèles directement, à main levée, avec ses fils et son aiguille. Le travail de Françoise MARCHADIER est souvent lié à ses rencontres; Chemises brodées couvertes de visages en souffrance. A ses lectures ; visage inspiré d’Azijade de Pierre Loti. A ses expériences ; c’est pour expliquer les saisons à sa fille qu’elle s’est lancée dans un modèle de 12 tableaux évoquant les mois de l’année.

C’était la première fois que Françoise Marchadier exposait en Belgique.

DSC02931L’exposition était agrémentée d’une espace créatrice avec la présence d’Alexandra Marois et du linge ancien réactualisé, de Valérie Van Den Bergen et ses mini- vitrines, les créations de Pascale, Françoise Doutrelugne et ses sacs en tissus, Monique et ses pompons  en tulle,    Myriam pour Côté Broderie et Marie Joris avec ses ses abat-jours.